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    Mon interview par mail avec Clémentine Delauney le 23 novembre 2020

     

     

    Visions Of Atlantis : Mon interview avec Clémentine Delauney

    Photo par Emilie Garcin

     

    Valérie : Bonjour Clémentine, je m'appelle Valérie, merci d'avoir accepté de répondre à mes questions pour Hard Rock 80. Tout d'abord avant toute chose je voudrais savoir comment vas-tu, après tous ces événements difficiles liés au Covid 19 ?

     

    Clémentine : Bonjour Valérie ! Je vais bien merci  Ca n’a pas été facile de voir toutes nos tournées annulées ou reportées à cause de la crise mais j’ai vite regardé le bon côté des choses en voyant le temps que ça me donnait pour faire d’autres choses qui me tiennent à cœur.


    Valérie : Le combi cd/dvd de « A Symphonic Journey To Remember » vient de sortir, avec le
    Bohemian Symphony Orchestra de Prague. C'est votre 2ème cd live, mais votre 1er dvd live. Quelle a été votre réaction quand on vous a proposé d'enregistrer ce concert ?

     

    Clémentine : C’est nous qui avons décidé d’enregistrer ce concert ! Nous avons découvert cet orchestre et les avons contactés pour discuter d’une potentielle collaboration et très vite on s’est mis d’accord pour jouer ensemble en live. Ensuite on a décidé de choisir l’occasion de le faire et le festival Bang Your Head !!! en Allemagne a montré beaucoup d’enthousiasme à l’idée de nous accueillir en version augmentée ! A partir du moment où c’était confirmé que nous allions jouer à ce festival avec orchestre, nous avons décidé de filmer le concert.


    Valérie : Le fait de collaborer avec un orchestre symphonique est chose courante, je pense notamment au live « Black Symphonie » de Within Temptation ou bien aux tournées allemandes du « Rock Meets Classic » par exemple. Qu'est-ce que cela apporte de plus de jouer avec un orchestre ? Est-ce que la « collaboration » a été facile ? Est-ce que c'est le groupe qui s'adapte au travail de l'orchestre symphonique ou l'inverse ?

     

    Clémentine : Sur scène, être 25 donne de la force, renforce la confiance. Écouter sa musique être jouée en vrai comme elle avait été écrite, avec toute la puissance de véritables instruments nous donne le sentiment de complétude. On sent que l’on offre ce que l’on est dans son intégralité. C’est un sentiment fort, dynamisant ! La collaboration a été très facile car cet orchestre n’en est pas à son coup d’essai quand il s’agit de jouer avec un groupe de metal. Ils ont été très autonomes pour adapter les arrangements et les rendre fidèles à ceux d’origine. C’est bien l’orchestre qui s’adapte au groupe et non l’inverse !

     

    Valérie : Comment avez-vous ressenti le public ? Car ce concert était dans le cadre d'un festival ( Bang Your Head Festival » en juillet 2019). Donc on va dire que cela n'était pas que « votre public 100 % ». Ce que je peux dire c'est que rien qu'avec le son avec le cd, le public est très réceptif !

     

    Clémentine : Oui le public nous a très bien reçus ! Nous avions nos plus grands fans aux premiers rangs mais tout le public a très bien réagi à notre set et même à nos nouveaux morceaux. Je pense que c’est assez rare qu’un groupe se produise avec un orchestre lors d’un festival donc beaucoup de curieux sont venus et sont restés !

     

    Valérie : Dans ce live, au moment où vous l'avez enregistré vous avez proposé 5 titres du futur « Wanderers » à venir. Comment avez-vous gérer ce moment ? Car l'album n'étant pas encore sorti, vous n'aviez pas eu l'occasion de le « tester ».

     

    Clémentine : On savait qu’on prenait des risques. Le premier était de jouer en live certains morceaux pour la première fois, de les jouer avec orchestre et en plus de les filmer. On savait pertinemment que ce ne serait sûrement pas nos meilleurs interprétations de ces nouveaux morceaux. Le deuxième risque était d’avoir un tiers de la setlist composée de morceaux que les gens n’avaient jamais entendus. Y’avait le risque qu’ils soient mal reçus, que le public ne réagisse pas. Mais au fond, nous aimions ces morceaux et nous avions confiance en leur potentiel !

    Comme tu l’as dit, nous étions en pleine période de promotion de ce nouvel album, «Wanderers » et devions profiter de ce festival pour le présenter et lui faire honneur. De plus, nous voulions que notre blu-ray/dvd soit assez représentatif dans le temps de notre show, donc il nous fallait jouer des morceaux de cet album puisque le dvd allait sortir bien après la sortie de « Wanderers ».

     

    Valérie : Ce concert faisait partie de la première tournée avec Michele. A l'écoute et aux vues des vidéos officielles de ce concert sur le net, on vous sent tous les deux très complices et complémentaires. On dirait que cela fait des années que vous vous connaissez et travaillez ensemble. Comment expliques-tu cela ?

     

    Clémentine : Michele est une des choses les plus positives qui soient arrivées au groupe ces dernières années. Il est très à l’écoute, il a envie d’apprendre, de devenir meilleur et il a l’expérience de partager le chant avec d’autres chanteurs, notamment dans TEMPERANCE. On s’est très vite très bien entendu et sur scène on s’est découvert une grande complicité, nourrie par notre amour du jeu et de l’interprétation de nos chansons. Cet aspect a grandement évolué depuis qu’on a filmé ce concert et on va aller encore plus loin par la suite !

     

    Valérie : J'imagine que c'est toujours une grande joie de proposer ce genre d’œuvre. Quelle a été ta réaction quand tu as vu les premières images du dvd. Avez-vous eu un regard critique sur le fait, ça on coupe, ou on coupe pas ? Comment cela s'est-t-il passé ?

     

    Clémentine : On n’avait pas pris la décision d’en faire un dvd avant d’avoir pu voir un morceau complet monté. Et quand on a vu la qualité du résultat on était ravis et on s’est dit qu’on pouvait se lancer à sortir ce live en images ! Bien sûr il y a eu des retouches, des modifications de plans pour que l’image soit le plus en cohérence avec le son, mais globalement on n’a pas eu besoin de faire beaucoup de modifications.

     

    Valérie : Revenons un peu en arrière avec la sortie de « Wanderers » et plus précisément sur la tournée qui a été malheureusement stoppé aux USA. Cela a dû être un choc, c'est brutal. Comment avez-vous vécu ce moment ?

     

    Clémentine : Oui ça a été très brutal. Michele suivait la progression de la crise, étant italien, c’est dans son pays en Europe que les choses sont allées le plus mal le plus vite. Chaque jour on entendait le nombre de malades qui progressait mais on ne pensait pas que l’onde de choc toucherait toute la planète dans les jours qui suivirent. Un matin on se retrouve devant la salle de concert à Minneapolis à attendre de savoir si on pouvait jouer le soir même. Et puis la décision tombe, le confinement aux USA va commencer, les frontières vont se fermer, la tournée est annulée, il faut partir. Après 5 concerts au lieu de 13…la frustration, la colère, l’immense déception. Revenir en France en plein confinement, alors qu’on était en train de réaliser un rêve de jouer à nouveau aux USA, on a eu l’impression de sauter du train en marche de notre vie. La première semaine de retour à la réalité a été très difficile. Mais le fait de le vivre ensemble en tant que groupe, ça aide, ça soude les liens.

     

    Valérie ; Donc retour en Europe, chacun dans vos pays respectifs, comment vous êtes-vous organisé  J'imagine par vidéo, mail et tout ?

     

    Clémentine : Par whatsapp, par mail, par messages vocaux. Comme on fait d’habitude puisqu’on vit toujours éloignés les uns des autres en effet.

     

    Valérie : Tu écris les textes des chansons, comment cela se passe-t-il ? Est-ce que tu proposes les textes et la musique est composée ensuite ? Ou bien est-ce une fois que tu as la musique en tête que tu proposes tes textes après ?

     

    Clémentine : J’écris toujours les paroles une fois que la musique est définitive, autrement dit, une fois que les lignes de chant sont fixes. Ma priorité c’est la musicalité. La mélodie doit être respectée, donc je fais en sorte d’écrire des paroles avec cette contrainte, liée à celle de l’accent tonique, pour que le tout soit fluide et juste en terme d’anglais !

     

    Valérie : Dans les prochains mois à venir, est-ce que vous allez repartir sur les routes (dès que les concerts seront autorisés) et bien sûr cela dépend de chaque pays.... pour essayer de continuer à faire vivre l'album « Wanderers » en live. Ou bien le plan B est plutôt de vous focaliser sur la préparation d'un nouvel album ?

     

    Clémentine : Nous utilisons le temps que nous avons actuellement pour écrire un nouvel album. Grâce au fait que nous n’ayons pas tourné depuis mars, j’ai eu le temps d’aller 2 fois une semaine en Italie dans le studio de Michele pour avancer sur des morceaux pour notre prochain album.
    Concernant les tournées, elles sont pour l’instant reportées à l’automne 2021, on espère qu’elles pourront avoir lieu…

     

    Valérie : J'ai vu des vidéos où tu partageais la scène avec Tarja Turunen lors d'un concert à Prague plus tôt cette année. Cela fait quoi de chanter avec Tarja ? Comment la rencontre s'est-elle passée ?

     

    Clémentine : Oui j’ai eu la chance et l’immense honneur d’être invitée pour chanter lors de 2 concerts qu’elle donnait pour fêter ses 15 ans de carrière solo. Je l’avais rencontrée lorsque nous avions ouvert pour elle avec Visions Of Atlantis quelques années plus tôt. J’admire cette artiste depuis que j’ai écouté « Oceanborn » de Nightwish et j’ai beaucoup suivi ce qu’elle a fait en solo. C’était magique de chanter ces morceaux, d’accompagner sa voix, de pouvoir partager la scène avec elle. J’aimerais tellement pouvoir revivre ces moments ! C’est une grande artiste, chaleureuse, drôle, réservée à la fois, qui s’est entourée de super musiciens qui sont tous de très belles personnes. L’ambiance pendant cette semaine était génial, comme on en rêve !

     

    Valérie : Quel est le groupe ou artiste qui t'a donné envie de faire ce métier ?

     

    Clémentine : J’ai toujours eu envie de chanter depuis que j’ai vu « La Petite Sirène » de Disney quand j’étais petite ! Ensuite, chaque artiste qui m’a touchée m’a donné envie de persévérer dans la musique : Madonna, Mickael Jackson, Tori Amos, Bjork, Mylène Farmer…puis ensuite les artistes de metal que j’ai découvert à l’adolescence : Evanescence, Nightwish, Within Temptation, Epica, Evergrey, Iron Maiden…

     

    Valérie : As-tu un modèle, une inspiration, dans les voix de Metal Symphonique féminine ? Si oui laquelle et pourquoi ?

     

    Clémentine : Un modèle non, quand on est artiste, on cherche à être unique, à découvrir ce que l’on est soi et ce que l’on a à offrir. Mais toutes les chanteuses et chanteurs des groupes mentionnés ci-dessus ont forcément eu une influence, même si aujourd’hui je cherche davantage à m’affranchir de toutes références.

     

    Valérie : Tu as participé au dernier album de Leaves’Eyes « The Last Viking » sur le morceau « Black Butterfly ». Comment cela s'est-il passé ?

     

    Clémentine : Je connais bien Alexander Krull pour avoir tourné 2 fois avec LEAVES’EYES dans le passé et il a toujours eu envie de travailler avec moi ! A la sortie du confinement et quand ils étaient en train de finaliser leur nouvel album il m’a proposé de venir enregistrer ce duo et comme première reprise de vie musicale, c’était plutôt très agréable !

     

    Valérie : Tu as participé au groupe Exit Eden, j'ai adoré ce projet, il y a des morceaux, franchement en version « classique », originale je veux dire... enfin je suis loin d'être fan. Mais là avec la réorchestration, vos voix à toutes les 4.... Enfin c'est un très beau travail et j'ai adoré ! Est-ce qu'il va y avoir un jour un deuxième album ?

     

    Clémentine : Merci beaucoup ! Alors oui, il va y avoir un nouvel album, on va commencer à travailler dessus à partir du mois d’avril 2021 normalement. Mais c’est possible qu’il y ait du changement dans les rangs d’ici là. Certaines discussions sont en cours. En tout cas, ce qui est sûr c’est qu’on restera sur la lignée de départ : du pop metal symphonique de grande envergure ! Peut-être même que cette fois, on tentera les compos originales si jamais on arrive au même niveau d’epicness qu’ont nos reprises !

     

    Valérie : Tu as toujours de très belles tenues, pour les filles qui se posent la question.... Tes tenues sont-elles des modèles uniques, ou bien y a t-il un espoir de trouver tes tenues quelque part ?

     

    Clémentine: Merci pour ce compliment ! Toutes mes tenues sont uniques et faites sur mesure par une amie à moi SODURCHAP. J’ai des idées en tête et on les concrétise ensemble, en allant chercher nos tissus dans un magasin spécial à Lyon. J’ai fait une vidéo sur mes tenues actuelles, on peut la trouver sur la chaîne youtube officielle de Visions Of Atlantis !

     

    Valérie : As-tu quelque chose à dire à ton public français, veux-tu rajouter quelque chose, je te laisse le mot de la fin !

     

    Clémentine :Je voudrais remercier toutes les personnes qui continuent de nous soutenir pendant cette crise. Que ce soit par l’achat de notre dvd, de notre merch, de places de concerts même si ils sont lointains, ou par des likes et des commentaires sur nos publications…tout ceci nous donne toujours l’impression d’exister en tant que groupe. Sans public, nous ne sommes rien. Votre présence nous donne du baume au cœur et nous motive à donner le meilleur de nous-mêmes pour la suite ! Donc un grand merci à vous !

     

    Merci Clémentine d'avoir répondu à mes questions !

    Valérie

    Wanderers Live


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  • EUROPE : Interview with Ian Haugland

    My interview's mail with Ian Haugland 28 october 2020

     

    Valérie : Hello, my name is Valérie, I am French, we did several interviews by email and we met during various concerts in France as well as the organization of Meet And Greet in Paris in 2007. First of all, I would like to know how are you and your families after these difficult times linked to Covid 19?

     

    Ian : Physically I’m just fine, but mentally I’m going crazy from not being able to go on tour. I realise more and more how important it is for me to be on stage and play for the fans.


    Valérie : What do you think of the measures taken by the different governments in the different countries to deal with the security measures in relation to Covid 19? The entertainment world in general is upset, so you have to have another approach with your audience. How do you cope with this situation and in the future when are there any future concerts that you could do?

     

    Ian : I think the only way for us right now to stay in touch with the fans and audience, is through the internet, just like we do with “ Friday nights with Europe the band” on our facebook page. I really don’t have any idea when the live concert situation will be back on track, some people believe it will be in the summer of 2021, or even 2022. I just hope I won’t be crazy out of my mind by then!

    Valérie : Do you have a date to release your future album?

     

    Ian : We will be writing new songs for the next album this winter and go into the studio as soon as we got the material done, so hopefully the album will be out sometime 2021.

    Valérie : Did you start working on future songs? Do you have any ideas of the themes and topics you are going to cover? Will this health crisis influence your compositions, or will you tackle less serious subjects ?

     

    Ian : I’m sure the next album will be reflecting on the situation we’re living through right now in one way or the other, but we never decide about any topics before we actually start writing the songs.

    Valérie : In April 2021 Joey is due to be a lead singer of Rock Meets Classic in Germany, will this tour be maintained?

     

    Ian : As far as I know it’s still happening as planned, fingers crossed!

    Valérie : In April 2019 in Japan, you did 3 concerts with reworked set-lists each time highlighting each time titles little played for a long time like "Hero", "Homeland" "Wake Up Call" ... by example. In the future, are you going to do this kind of reworked set-list again to include songs that you haven't played for a long time? For example during a concert in France?

     

    Ian : I loved the shows we did in Japan 2019 with the different set lists, great fun to play songs we hadn’t played in ages. I absolutely support the idea of doing that again in the future!

    Valérie In May 2018 you went for the first time to tour Australia, what was your feeling of “discovering” a new continent where you had never played before?

    Ian : It’s always exciting to go to new places, meeting new people, making new fans and friends. Generally I think people in Australia are very friendly, inviting and generous and most of all, the love their Rock! I really hope we can go back there soon again.

     



    Valérie : The band returned in 2004 with "Start From The Dark", since your return 16 years have passed. What are the highlights of these 16 years, what are your feelings? What is your favorite album of the band since your return and why?

     

    Ian : I think it’s been a fantastic musical journey so far, we’ve played so many cool gigs, met lots of new as well as older fans, basically living our teenage Rock dreams. I could not have had a better “job” or a better life than this, I’m forever grateful. It’s impossible to pick one favourite album, every one have so many great songs, but i do think that Bag Of Bones was very important for the bands development, because that was the first album when we felt the self confidence to just let loose and let the music come to us. The producer Kevin Shirley was a great help in supporting our ideas as well.

    Valérie : During the lockdown in April, Joey and Mic gave us a sublime reworked version of "Walk The Earth". It's a new exercise for the group. Since then, you have offered us the “Friday Nights with Europe The Band” for our greatest happiness. How is this new way of working?

     

    Ian : It’s ok, much like we work with new song ides, sending sound files to each others over the internet, but it’s nowhere near as much fun and inspiring as playing together in a studio all five of us, not to mention playing live in front of an audience!

    Valérie : In the near future, for example, could you repeat this experience between you 5 in a room alone without an audience? live or not but broadcast a few days later on You Tube by doing a concert of an hour or more for example just for your fans? And the other people too if they want of course ....?

     

    Ian : I’m sure there be more of that kind of stuff in the future, it’s great to be able to share moments like that with our fans, like a family gathering almost!

    Valérie : A lot of bands come from Sweden, a lot of these are influenced by you, I'm thinking in particular of the group H.E.A.T. How does it feel to know that you inspire so many young bands? To be honest, I would love to see you one day with HEAT that you would have taken in guest to opening your shows!

    Ian : I know the guys from HEAT well, great people, great musicans, great friends and I’m sure we’ll play together sometime in the future. I think it’s kind of surreal when someone tells me that we inspired them to start playing in a band. It’s the greatest achievement when you manage to pass on the power of Rock to the next generation!

     


    Valérie : Fun question, I just got a message from Sharon Den Adel (singer of Within Temptation), Tarja Turunen (ex Nightwish) and Floor Jansen (current Nightwish) they all want to do a song with you. You can only choose one for a duo, which one do you choose and why?

     

    Ian : I think Sharon is a fantastic singer and i think her voice would blend in and match Joey’s voice in a perfect way!

    Valérie : Do you have something to say to your French fans, do you want to add something?

     

    Ian : Stay strong, stay healthy, keep an open mind, spread love not fear and love will come to you. Hope to see you all out there soon!

    Thank you for answering my questions ! Take good care of yourself !

    Valerie.

    Thanx to Michele Coombe at Siren Artist Management Inc to forwaring my interview.


     Ici, interview en français

     Ian Haugland interview en français

     

     


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  • EUROPE : Mon interview par mail de Ian Haugland

     

    Mon interview par mail de Ian Haugland le batteur de Europe le 28 octobre 2020

     

     

     

    Valérie : Bonjour, je m'appelle Valérie, je suis française, nous avons fait plusieurs interviews par mail et nous nous sommes rencontrés lors de différents concerts en France ainsi que l'organisation de Meet And Greet à Paris en 2007. Tout d'abord, je voudrais savoir comment allez-vous ainsi que vos familles après ces moments difficiles liés au Covid 19 ?

     

    Ian : Physiquement, je vais bien, mais mentalement je deviens fou de ne pas pouvoir partir en tournée. Je réalise de plus en plus à quel point il est important pour moi d'être sur scène et de jouer pour les fans.

     

    Valérie : Que pensez-vous des mesures prises par les différents gouvernements dans les différents pays pour faire face aux mesures de sécurité par rapport au Covid 19 ? Le monde du spectacle en général s'en retrouve bouleversé, il faut donc avoir d'une autre approche avec votre public. Comment vivez-vous cette situation et dans le futur quand est-il des futurs concerts que vous pourriez faire ?

     

    Ian : Je pense que le seul moyen pour nous en ce moment de rester en contact avec les fans et le public, c'est via Internet, tout comme nous le faisons avec «Friday night with Europe the band» sur notre page facebook. Je n'ai vraiment aucune idée de quand la situation des concerts live sera de retour, certains pensent que ce sera à l'été 2021, voire 2022. J'espère juste que je ne serai pas fou d'ici là !

     


    Valérie : Avez-vous une date à nous proposer pour votre futur album ?

     

    Ian : Nous allons écrire de nouvelles chansons pour le prochain album cet hiver et entrer en studio dès que nous aurons terminé le matériel, alors j'espère que l'album sortira dans le courant de 2021. 

     

     

     

    Valérie : Avez-vous commencé à travailler sur les futures chansons ? Avez-vous une idées des thèmes et sujets que vous allez aborder ? Est-ce que cette crise sanitaire va influencer vos compositions, ou bien allez-vous aborder des thèmes plus « légers » ?

     

    Ian : Je suis sûr que le prochain album reflétera la situation dans laquelle nous vivons actuellement d’une manière ou d’une autre, mais nous ne décidons jamais d’un sujet avant de commencer à écrire les chansons.

     

     

     

    Valérie : En avril 2021 Joey doit être un des chanteur tête d'affiche du Rock Meets Classic en Allemagne, est-ce que cette tournée va être maintenue ?

     

    Ian : Pour autant que je sache, cela se passe toujours comme prévu, croisons les doigts ! 

     

     

     

    Valérie : En avril 2019 au Japon, vous avez fait 3 concerts avec des set-lists retravaillées à chaque fois en mettant en évidence à chaque fois des titres peu joués depuis longtemps comme « Hero », « Homeland » « Wake Up Call »... par exemple. Allez-vous dans le futur recommencer ce genre de set-list retravaillée pour y mettre des titres que vous ne jouez plus depuis longtemps ? Par exemple lors d'un concert en France ?

     

    Ian : J'ai adoré les spectacles que nous avons fait au Japon 2019 avec les différentes set lists, très amusant de jouer des chansons que nous n'avions pas jouées depuis des lustres. Je soutiens absolument l'idée de refaire cela à l'avenir! 

     

     

     

    Valérie : En mai 2018 vous êtes allés pour la première fois faire une tournée en Australie, quel a été votre sentiment de « découvrir » un nouveau continent où vous n'aviez encore jamais joué ?

     

    Ian : C’est toujours excitant d’aller dans de nouveaux endroits, de rencontrer de nouvelles personnes, de se faire de nouveaux fans et amis. En général, je pense que les Australiens sont très sympathiques, accueillants et généreux et surtout, ils adorent leur rock! J'espère vraiment que nous pourrons y retourner bientôt.

     

     

     

    Valérie : Le groupe est revenu en 2004 avec « Start From The Dark », depuis votre retour 16 ans ont passé. Quels sont les moments forts de ces 16 années, quels sont tes sentiments ? Quel est ton album favori du groupe depuis votre retour et pourquoi ?

     

    Ian : Je pense que ça a été un voyage musical fantastique jusqu'à présent, nous avons joué tellement de concerts sympas, rencontré beaucoup de fans nouveaux et plus âgés, vivant essentiellement nos rêves de rock d'adolescentes. Je n'aurais pas pu avoir un meilleur «travail» ou une meilleure vie que celle-ci, je suis éternellement reconnaissant. Il est impossible de choisir un album préféré, chacun a tellement de bonnes chansons, mais je pense que Bag Of Bones était très important pour le développement du groupe, car c'était le premier album où nous avons senti la confiance en nous, de nous laisser aller et de lâcher la musique qui vient à nous. Le producteur Kevin Shirley a également été d'une grande aide pour soutenir nos idées. 

     

     

     

    Valérie : Pendant le confinement en avril, Joey et Mic nous ont offert une sublime version retravaillée de « Walk The Earth ». C'est un nouvel exercice pour le groupe. Depuis vous nous proposez pour notre plus grand bonheur les « Friday Nights with Europe The Band ». Comment cette nouvelle façon de travailler se passe-t-elle ?

     

    Ian : C'est bien, nous travaillons les nouvelles idées de chansons, en nous envoyant des fichiers sonores les uns aux autres par Internet, mais c'est loin d'être aussi amusant et inspirant que de jouer ensemble dans un studio tous les cinq, sans parler de jouer en direct devant un public! 

     

     

     

    Valérie : Est-ce que dans un futur proche, vous pourriez renouveler par exemple cette expérience entre vous 5 dans une salle ou une pièce seul sans public. en direct ou pas mais diffusé quelques jours après sur You Tube en faisant un concert d'une heure ou plus par exemple rien que pour vos fans ? Et les autres gens aussi s'ils veulent bien sûr.... ?

     

    Ian : Je suis sûr qu'il y aura plus de choses de ce genre à l'avenir, c'est super de pouvoir partager des moments comme ça avec nos fans, comme une réunion de famille presque! 

     

     

     

    Valérie : Beaucoup de groupes viennent de Suède, beaucoup de ceux-ci sont influencés par vous, je pense notamment au groupe H.E.A.T. Qu'est-ce que cela vous fait de savoir que vous inspirez autant de jeunes groupes ? Pour tout te dire, j'adorerais vous voir un jour avec HEAT que vous auriez pris en première partie !

     

    Ian : Je connais bien les gars de HEAT, des gens formidables, de grands musiciens, de grands amis et je suis sûr que nous jouerons ensemble dans le futur. Je pense que c’est un peu surréaliste quand quelqu'un me dit que nous l’avons inspiré pour commencer à jouer dans un groupe. C’est la plus grande réussite lorsque vous parvenez à transmettre le pouvoir du Rock à la prochaine génération! 

     

     

     

    Valérie : Question fun, je viens d'avoir un message de Sharon Den Adel (chanteuse de Within Temptation), de Tarja Turunen (ex Nightwish) et de Floor Jansen (actuelle Nightwish) elles veulent toutes faire une chanson avec vous. Vous ne pouvez en choisir qu'une pour un duo, laquelle choisissez-vous et pourquoi ?

     

    Ian : Je pense que Sharon est une chanteuse fantastique et je pense que sa voix se fondrait et s’accorderait parfaitement avec la voix de Joey!

     

     

     

    Valérie : As-tu quelque chose à dire à tes fans français, veux-tu rajouter quelque chose ?

     

    Ian : Restez fort, restez en bonne santé, gardez l'esprit ouvert, répandez l'amour, pas la peur et l'amour viendra à vous. J'espère vous voir tous bientôt! 

     

     

     

    Merci d'avoir répondu à mes questions ! Prend bien soin de toi !

     

    Valérie.

     

     

    Merci à Michele Coombe de Siren Artist Management Inc. pour m’avoir accordé de faire cette interview.

     

     Here the interview in english

    Ian Haugland interview in english

     

     


    4 commentaires
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    Boisson Divine : mon interview par mail

     

     

    Interview que j'ai fais par mail le 22 mai avec Baptiste Labenne

     

    Bonjour, je m'appelle Valérie ! Pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas ?

     Baptiste : Je te mets un extrait de la bio officielle car il faut bien la rentabiliser (rires)

     

    « Boisson Divine est le projet musical de deux amis d’enfance, qui se sont rencontrés sur les bancs du collège, dans un petit village rural de la Gascogne Armagnacaise nommé Riscle. Leur style est un mélange un peu improbable de tout ce que les musiciens affectionnent : Une base Heavy/Power Metal, l’énergie du Punk-Rock, les instruments traditionnels de leur région, la polyphonie pyrénéenne et tout cela, chanté majoritairement en langue Gasconne. Au fil des années, sans rien préméditer, ils réalisent qu’ils ont accumulé assez de compositions pour pouvoir sortir un album. Ils s’attèlent donc à la tâche et en 2013, sort leur premier album «Enradigats », Contre toute attente -et surtout la leur- le succès critique est au rendez-vous et les chroniques élogieuses se multiplient. C’est alors que les demandes de concerts affluent. Ne pouvant pas se produire en live, par manque de musiciens, le groupe va progressivement remédier à ce problème. En deux ans le duo va devenir sextet. Ils commencent à faire leurs premières armes, en local, dans le milieu Occitanophone -très friand de leur démarche linguistique- sans toutefois jamais jouer devant un public typé Metal. Petit à petit le côté scénique prend de plus en plus d’ampleur dans la vie du groupe. Leur deuxième album « Volentat » sort début 2016, plus mature et plus recherché, cela marquera un tournant et permettra au groupe d’enfin jouer dans le milieu Metal dans toute la France , en Belgique et au Japon, pour de très jolis festivals (Ragnard Rock, Cernunnos, Sama’Rock, Trolls et légendes, Paris Metal France Festival, Pagan metal horde…).

     Jouant sur plusieurs tableaux et armés d’une motivation sans faille, ils sortiront leur troisième opus « La Halha » le 27 mai 2020. Un album encore plus adulte, personnel, avec un large panel d’influences et une richesse musicale encore plus étendue tout en restant fidèle à leurs racines, leur côté accrocheur et entraînant. »

     

    J'aimerais savoir comment vous allez et comment vous vous êtes organisés par ces temps de confinement ?

     Très bien, merci. Personnellement, le confinement n’a pas changé grand-chose pour moi. Etant viticulteur, le travail à la vigne n’a pas cessé. Seules les ventes ont ralenti. Mais j’ai été bien occupé tout de même. Egalement, l’arrêt des compétitions de rugby m’a donné plus de temps à consacrer à la promotion du nouvel album, ce qui n’est pas un mal (rires). Concernant le groupe, nous n’avions pas prévu grand-chose pendant cette période niveau concerts ou autre. Cela ne nous a pas du tout impactés, même si on aurait aimé se voir pendant cette période. Notre guitariste Luca est celui qui en a le plus souffert mais il a trouvé le salut dans les cigares, l’alcool et le blues.

     

    Revenons à une question essentielle, qui je suppose vous a été posé des milliers de fois (mais pas par moi...), votre nom : Boisson Divine ? Mais quelle est-t-elle ? Plutôt référence mythologique ou médiévale avec l'Ambroisie ou l'Hydromel ou plutôt régionale avec l'Armagnac ou le Floc de Gascogne ? Ou autre? Et pourquoi ce nom ?

    Nous avons l’habitude de répondre : A chacun sa boisson divine. Mais bien entendu, il y a plusieurs conditions pour accéder à ce rang là, il faut que ce soit une boisson issue de la fermentation, qui demande du travail, qui a une histoire, qui a traversé les époques défiant les modes. Notre région est bien entendu très fournie en la matière : Floc, Armagnac, Vins.

    Voilà, une boisson divine doit répondre a ces critères, ça ne peut pas être un prémix vodka/pomme ou une saloperie du genre de chez Monoprix, consommé à la va-vite par une troupe d’escogriffes et de gougnafiers en puissance.

    Nous avions choisi ce nom dès le collège car c’est un terme qui revenait fréquemment dans nos chansons à l’époque. Si on devait le choisir aujourd’hui, je pense qu’il serait différent, en Gascon forcément mais bon on ne peut pas refaire l’histoire, il faut faire avec maintenant (rires)

     

    A une époque où tout le monde ou presque chante en Anglais, vous, vous décidez de ne pas choisir cette langue, et même vous décidez de ne pas chanter en français non plus, mais en langue gasconne. Est-ce que vous pensez que le message, vos idées ou vos passions s'expriment mieux en gascon ? Ne craignez-vous pas de vous « couper » si je peux m'exprimer ainsi d'une partie d'un public, par faute d'incompréhension de la langue ?

     L’adoption de la langue Gasconne s’est fait progressivement et très naturellement dans nos textes. Nous n’en avons même jamais discuté, cela nous semblait couler de source. Nous ne réfléchissons pas en termes d’impact maximum ou de pseudo universalisme qui finit souvent par être le bourreau des cultures locales. Nous chantons en Gascon car c’est notre langue et qu’elle est parfaite pour le style que nous pratiquons. Cela permet de nous démarquer également et d’affirmer fortement notre identité musicale. Bien sûr, un auditeur à l’oreille formatée par l’Anglais aura probablement du mal à accrocher et cela représente sans doute une partie du « grand public », mais quand on a une démarche artistique sincère on ne raisonne pas comme ça. Nous faisons exactement la musique que nous avons envie d’entendre, sans se poser trop de questions.

    Nous pourrions très bien chanter en Anglais, nous le parlons mais est-ce bien judicieux d’employer une langue qui n’a pas de conjugaison, ne différencie pas les genres et ne roule pas les « r » ?

    Et puis qu’on ne me fasse pas le coup de la langue, les Français ont un niveau en Anglais très faible et 90% des gens qui écoutent des trucs en Anglais ne pipent strictement rien à ce qu’il se raconte dans les chansons. Bon ok ce paragraphe est absolument gratuit mais ça fait du bien (rires)

    Plus sérieusement, les gens qui écoutent du folk metal sont sensibilisés à l’écoute de langues très différentes. Cela n’est pas un problème, nous sommes écoutés sur tous les continents (à part les pôles ahah). Nous utilisons l’Anglais pour la communication et échanger avec les fans du monde entier et nous mettons un point d’honneur à traduire nos textes en Français, Anglais, parfois même en Espagnol. Nous avons envie que les gens comprennent ce que l’on raconte et s’intéressent à notre langue et notre culture qui méritent qu’on les défende.

     

    Je dois bien avouer que la documentation jointe à votre album promo avec la traduction en français de vos titres m'a bien aidé. Je suis votre « voisine » de département, j'habite à Agen, et je ne comprends pas un mot de Gascon. Donc, ma question.... est-ce que vous pensez vos textes en français d'abord et vous les traduisez en Gascon ? Ou c'est du direct en Gascon ?

    L’écriture des textes est collégiale. Personnellement, j’écris directement en Gascon mais ce n’est pas le cas de mes camarades. Je traduis donc leurs textes. Enfin c’est plutôt une adaptation car on ne peut pas faire du mot à mot, les expressions ne sont pas les mêmes, il faut respecter le placement des accents toniques (ce qui n’existe pas en Français). C’est du sacré boulot tout ça (rires)

     

    Dans vos textes de chansons de votre album à venir « La Halha », vous abordez des légendes anciennes régionales, des personnages historiques locaux, des traditions locales. Vous vous êtes documentés ou vos parents ou plutôt même vos grands-parents vous ont racontés ces histoires quand vous étiez petits ?

    Pour ce qui est des textes plus légers qui parlent de la vie courante et de choses plus triviales (le tue –cochon par exemple) nous n’avons pas vraiment à nous documenter car ce sont des choses que nous vivons, que nous connaissons. Pour ce qui est des choses plus sérieuses comme la mythologie et l’histoire, nous faisons nos recherches. Il y a un gros travail à faire niveau historique car cette histoire n’est enseignée nulle part et surtout pas à l école. Il faut se la réapproprier et creuser les sujets. Nos textes ne sont pas d’une précision historique ultime car nous sommes limités par la musique, c’est plutôt de la vulgarisation. Nous essayons de rendre les clefs de leur histoire aux Gascons sous une forme ludique, et ceux qui le veulent vraiment peuvent approfondir les sujets en lisant des livres ou des articles sur le net. Petit à petit, à travers nos albums nous essayons modestement de créer notre propre « roman national » car il n’existe pas. Mais nous ne voulons pas trop idéaliser les événements et les personnages toutefois. Il faut rester fidèle à la réalité.

     

    En tout cas, avec vos titres, les « Nons-Gascons » vont apprendre qu'il n'y a pas que D'Artagnan, mais qu'il y a un « collègue » de Jeanne d'Arc : le chevalier de Xaintrailles, un soldat de Pau devenu roi de Suède... Pourquoi ces personnages-là et pas « la facilité » avec d'Artagnan par exemple ?

    Pour montrer qu’il y a justement autre chose que d’Artagnan. Le personnage est bien sympathique mais il est archi connu et tout à plus ou moins été dit sur lui. Un peu sur-exploité niveau image aussi le type ! Il y a tellement d’autres sujets et personnages qui méritent notre attention…et puis de base quand on fait du Heavy/Power Folk Metal Gascon, on ne choisit pas la facilité (rires). Sinon on ferait de la brit-pop en Anglais ou de la variété Française, on supprimerait les trois quarts des accords, la distortion et on jouerait devant des adolescents en expliquant que la vie est très dure car notre copine nous a largué pour un mec plus cool qui fait du stalking en la mineur et qui tient un salon de thé alternatif pas loin de la sortie 4 du métro.

     

    Est-ce difficile de faire du heavy, du power Metal en incluant des instruments traditionnels ? Qu'est-ce que cela apporte en plus ?

    Comme l’intégration de la langue, l’ajout des instruments traditionnels c’est fait très naturellement sans même se concerter. Je radote : mais ça coule de source (rires). Ce n’est pas très dur à intégrer. Il faut juste comprendre que l’on ne peut pas jouer sur toutes les tonalités et faire toutes les notes avec. Mais niveau sonorité cela apporte une grande richesse harmoniques et quelque chose de viscéral hérité de la simplicité de la musique traditionnelle. Et surtout : une identité sonore bien marquée !

     

    Peux-tu nous expliquer ce qu'est une flabuta et une boha ?

     La boha, cornemuse landaise est plus petite et moins sonore que la cornemuse de référence que tout le monde connaît (l’écossaise) mais a beaucoup plus de possibilité car on peut changer la note du bourdon (le son continu qui sert de support à la mélodie que l’on va jouer par-dessus), ce qui nous permet de visiter un large panel de tonalités. L’instrument a failli disparaître car le dernier joueur avait disparu sans descendance mais une cornemuse a été retrouvée dans un musée et à partir des années 70, plusieurs luthiers ont commencé à en re-fabriquer et la pratique de l’instrument a redémarrée, si bien qu’aujourd’hui des centaines (voire peut-être un millier, mais je m’avance) de personnes en jouent ! Un retour en force !

    La flabuta est un flûte à trois trous originaire du Béarn, elle se joue historiquement sur des musiques à danser. Elle est souvent accompagnée d’un tambourin à corde qui se joue simultanément (par la même personne) pour donner le rythme. C’est cet instrument que l’on entend sur « lo pèla pòrc » et « libertat »

     

    Quand vous étiez plus jeunes, quels groupes vous ont donné l'envie de devenir musiciens ?

    Iron Maiden, Helloween, Nadau, L’ouzoum, Dropkick Murphy’s, les Bandas…Il y en aurait beaucoup, mais trop peu de place pour tous les citer !

     

    Dans votre bio, j'ai vu qu'en 2018, vous avez fait 3 dates au Japon. Comment cela s'est-il passé ?

    Après avoir écumé la Gascogne en long, en large et en travers lors du "Gasconha estiu summer intergalactic tour en 2017", une opportunité absolument improbable et inespérée s'est présentée à nous : une tournée de trois dates au Japon avec des grads noms du Folk Metal en tête d'affiche. Autant dire que nous n'y avons pas réfléchi à deux fois, et Dieu que nous ne l'avons pas regretté !

    C'était la première fois que l'oon quittait le territoire national et quelle expérience ce fut !

    Une organisation millimétrée, des gens d'une gentillesse extraordinaire, un public très dévoué. A peine arrivés à Tokyo, on nous offrait des cadeaux et on signait des CD sans avoir joué la moindre notes. Lors du concert, des personnes au premier rang chantaient les paroles en Gascon phonétique ça secoue les tripes :  A la fin de la première journée on était déjà sur notre petit nuage. Un autre monde quoi. Le reste a été du même acabit. En bref : une expédition inoubliable !

    On en retient que du positife et pour tout dire quand on est rentrés à la maison on s'est demandé si tout cela avait bien eu lieu, si ce n'était pas notre imagination qui nous avait joué des tours. Mais non, on l'a bien fait et une fois qu'on l'a réalisé, cela a entraîné une semi-dépression post-nippone. Faut dire que quand tu rentres à Paris, ça calme de suite. Le premier truc qu'on a vu c'est des mecs qui grugent le RER sans ticket alors qu'à Tokyo il n'y a même pas de barrière dans le métro, que personne ne pensent une seule seconde à frauder. J'espère qu'on aura l'occasion d'y retourner un jour. En tout cas pour avoir échangé avec le public après les concerts, la demande est bien là et de notre côté l'envie aussi.

    Mais mieux que des mots, nous vous proposons de revivre ces moments avec deux reportages qui retranscrivent à merveille l'ambiance :

     

     

    Si vous deviez choisir une seule chanson du nouvel album pour en parler, cela serait laquelle et pourquoi?

     Rèi de Suèda. C’est une chanson qui date de 2011, avant même la sortie de notre premier album. Nous n’avions pas pu l’inclure dans nos précédents albums car trop longue ou trop pesante, elle aurait plombé ces disques. Mais pour « La Halha », c’était le bon moment et nous avons bien fait d’attendre car la chanson a beaucoup évolué depuis ! Un jour Pierre (notre bohaire…le joueur de boha) me dit : « Et tu ne crois pas qu’on pourrait mettre un peu de nyckelharpa, vu que le morceau parle de la Suède ? », je lui ai répondu que c’était une excellente idée et j’ai donc crée des parties spéciales, arrangé des espaces pour cela. Puis après, en se concertant on a fini se dire : « Ce serait quand même excellent si finalement on la chantait en mi Suédois/mi Gascon ! ». Du coup, on s’est mis à la recherche d’un Suédois pour faire la traduction et chanter ça ! On en a trouvé un du nom de Samuel Byström du groupe Midvinterblot et la chanson à pris la forme que vous lui connaissez aujourd’hui. Je ne sais pas comment on aurait pu aller plus loin dans le concept (rires).

    C’est un gros pavé de plus de 9 minutes avec de nombreux changements, une large place est accordée aux instruments acoustiques, il y a ce ping pong linguistique et cette fin très énervée aux mélodies Maideniennes. En bref : un titre très complet qui nous a demandé énormément de travail et qui représente un aboutissement pour nous.

    Et puis cette histoire vraie de Bernadotte, un mec de Pau, de petite bourgeoisie qui finit par se faire adopter à l’âge adulte par le Roi de Suède (et de Norvège) pour finalement lui succéder quelques années plus tard…c’est typiquement le genre de récits que l’on aurait aimé trouver dans le Fernand Nathan au collège. Un musée lui est dédié à Pau et la famille royale Suédoise est même venue le visiter il y a quelques années. Pour revenir quelques questions avant : le jour ou d’Artagnan aura un parcours aussi stylé, on lui dédiera une chanson (rires)

     

    Mais comment ne pas parler du morceau « Abelion » aussi. C’est celui qui représente le mieux l’album. Il y a ce break au riff quasi hardcore auquel succède un solo délicat d’accordéon qui embraye sur un plan néoclassique grandiloquent au possible. C’est tout là, la dualité de cet album : le raffinement dans la violence ! Ce disque c’est le portrait d’un schizophrène ! Tu sens que le matin le mec peut aller tabasser des têtards à main nue et l’après-midi, écrire des sonnets en Alexandrins. Tu sens que le mec, à la pause déjeuner du midi, il hésite entre faire un attentat au C15 piégé devant un EHPAD ou regarder des tutos cupcakes sur femme actuelle TV.

    Si cet album était un joueur de rugby, il serait à la fois le seconde ligne en surcharge pondérale, qui a fait un weight watchers du cerveau et qui balance des marmites à tout le monde pour se venger du fait que « les maillots sont trop petits » et en même temps le demi d’ouverture qui se coiffe au gel avant de rentrer sur la pelouse pour propulser des chisteras sautées de 40 mètres sans regarder.

     Bref, un bon résumé de « La Halha », c’est ça : se faire tabasser en alexandrins

     

    Je vous laisse le mot de la fin, si vous avez quelque chose à rajouter, n'hésitez pas !

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions !

    Merci à toi Valérie pour cette interview et le bonjour à tous les lecteurs de Hard Rock 80, qui se verra renommé exceptionnellement pour une journée « Folk Metal ‘10 ».

    Adishatz a tots e portatz-vos plan !

     

     

     

     

     


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  • Mon interview par mail de Nuno Resende

     

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    Interview réalisée par mail le 18 aout 2014

    Bonjour Nuno, je suis Valérie Moulinier du blog Hard Mélodique :

    http://europebonjovidare.kazeo.com/

    et avant tout une personne qui apprécie ton talent. Merci de répondre à mes questions !

    Valérie

     

    Valérie : Tout d'abord revenons un peu sur ton parcours avant The Voice... peux-tu (pour celles et ceux qui te découvrent) nous faire un petit résumé de ta carrière?

    Nuno Resende : tout est sur mon site officiel ;-)

    (Valérie : donc par ici ;-) : http://nuno-resende.net

    Valérie : Parmi toutes les comédies musicales auxquelles tu as participé, quel est le rôle que tu as préféré interprété et pourquoi?

    Nuno Resende : Chaque rôle m'a apporté une partie de l'expérience que j'ai accumumé aujourd'hui. Peut-être que Aladin était un rôle qui me correspondait et la récompense de voir les étoiles dans les yeux des enfants à la fin du show était extraordinaire. Sinon, bien sûr, The Snake était un personnage haut en couleur et hyper extravagant ce qui me plaisait bien aussi: la sensation de liberté que me procurait ce rôle était assez grisante.

    Valérie : Revenons un peu sur The Voice, beaucoup de personnes (dont moi, même si je t'avais vu dans une émission avec le reste de la troupe de Adam et Eve) t'on découvert dans cette émission. Peux-tu nous expliquer ton ressenti (ressenti émission et tournée The Voice) un peu plus de un an après ?

    Nuno Resende : The voice était une prise de risque, une exposition à double tranchant.... Une sorte de roulette russe pour des artistes confirmés (puisqu'on s'expose à être éliminés à n'importe quel moment) qui m'a énormément apporté. Bien sûr que mes conditions de travail ont radicalement changé depuis: il me manquait la reconnaissance du public pour que le métier puisse m'accorder plus de chances.

    Valérie : Tu as aussi fais une séries de concerts à Avignon en juillet dernier. J'étais là le 27 juillet, j'ai passé un moment formidable. C'est là que je te découvrais en solo (en vrai je veux dire) et que je réalisais quel grand artiste et show men tu étais! Qu'as-tu ressenti de ces moments?

    Nuno Resende : J'ai passé des moments très intenses: c'étaient mes tout premiers concerts avec ma guitare et un vrai moment de partage avec le public après l'émission et la grosse tournée des zéniths... Une sorte de retour aux sources.

    Valérie : Dans quel genre de concerts te sens-tu le mieux? Genre Avignon, plus intimiste et seul sur scène ou plutôt concert à l'Act 3 comme le 29 novembre avec des musiciens et beaucoup plus de public?

    Nuno Resende : Chaque expérience est différente... Chacune avec des aspects positifs. J'adore partager la scène avec des (mes) musiciens mais malheureusement cette formule est beaucoup plus difficile à mettre en place et puis le budget ne le permet pas toujours.

    Valérie : Pour t'avoir vu aux deux, c'est clair que l'ambiance avec les musiciens et tout... ça dépote! Est-ce que cela peux, éventuellement te donner l'idée, de, pourquoi pas plutôt que de faire un album solo, peut-être monter un groupe avec tes potes musiciens?

    Nuno Resende : L'idée traine dans ma tête et dans la leur...

    Valérie : Es-tu compositeur et auteur en plus d'être interprète?

    Nuno Resende : Je peux écrire et composer tout comme je peux danser et jouer la comédie mais je ne me sens ni l'un ni l'autre. J'ai beaucoup de respect pour tous ces métiers a part entiers.

    Valérie : Les 20 et 21 avril ont eu lieu à Paris à La Boule Noire tes deux premiers concerts parisiens en solo. J'étais là le 20, j'ai assisté à tout.... répets, concert et after. Un sublime moment! Une fois de plus avec les musiciens (les mêmes qu'à l'Act 3 le 29 novembre. Peux-tu me dire comment tu as vécu cela? Es-tu satisfait de l'accueil de ton public, de ta prestation, enfin.. dis-moi .

    DSC00584

    Nuno Resende : J'étais extrêmement fatigué d'avoir enchainé trop de choses pendant la semaine précédente et nous avons réellement eu de gros problèmes de son (dû sa la fois au confinement de l'endroit et à l'incompétence de l'inge-son présent... Un mauvais son est la pire chose qui puisse arriver à la voix d'un chanteur... Heureusement le public nous a porté et on a finalement passé un moment inoubliable.

    Valérie : Est-il prévu que tu refasses des concerts avec eux bientôt? Et si oui où et quand? Je pense que l'on attend tous ça à nouveau?

    Nuno Resende : La réponse apparaîtra sur le site ;-)

    (Valérie : donc si tout le monde a suivi c'est encore par ici ;-) : http://nuno-resende.net

    Valérie : Sur scène tu interprètes les titres d'autres artistes, comment choisis-tu ta set-list? J'imagine qu'en priorité tu choisis des titres ou des artistes que tu aimes.

    Nuno Resende : Voilà. Puis des chansons que j'estime ont une utilité dans la set list et un sens pour moi.

    Valérie : J'avais lu que quand tu étais plus jeune (c'est à dire il y a une dizaine de jours... ;-)) que avec tes potes tu avais joué du Hard Rock, genre Guns'N Roses, Nirvana ou Metallica. C'est vrai? Ou c'est une « légende »? . ;-)

    Nuno Resende : AC-DC, deep-purple, led zeppelin...

    Valérie : Du coup, si c'est vrai, est-ce que des groupes comme Europe, Bon Jovi, Guns'N Roses, Aerosmith ou Metallica entres autres peuvent t'avoir influencé dans ton jeu de scène? Tout les chanteurs de ses groupes que j'ai cités sont de grands show men. Parmi tout cela je n'ai vu que Europe (14 fois c'est tout... ;-)) C'est assez troublant de voir comment en énergie, fun et réelle entente avec les musiciens tu t'approches de ce que fait Europe sur scène... je comprends mieux pourquoi je reviens toujours te voir... Tu as un secret?

    Nuno Resende : Je t'avoue que j'ai écouté l'album "the final countdown" des milliers de fois au point d'user la cassette. J'avais copié chaque solo de guitare sur une autre cassette que j'écoutais avec d'autres solos... ;-)

    Valérie : As-tu encore le temps d'aller voir des concerts? Et si oui quel est le dernier concert que tu as vu?

    Nuno Resende : Je vais rarement voir des concerts, trop rarement.


    Valérie : Tu as sorti le dvd de ta prestation à Avignon, maintenant est sorti la première partie en dvd de ton concert à l'Act 3 du 29 novembre 2013. Est-ce que, il serait envisageable que ces prestations-là sortent aussi en Cd? Et quand est-ce que sort la seconde partie du concert à l'Act 3?

    Nuno Resende : J'y ai pensé, en effet. Le projet est à l'étude ;-)

    Valérie : Tu intègres le casting de la comédie musicale « Salut Les Copains », peux-tu me dire comment cela s'est passé? Est-ce toi qui a décidé de participé au casting ou est-ce que la prod « est venue te chercher »? . ;-)

    Nuno Resende : Ils avaient envie de me voir pour ce rôle et je voulais me faire plaisir.

    Valérie : Dans une interview j'ai lu que tu allais le 25 octobre faire un concert qui allait être filmé. Peux-tu m'en dire plus sur ce nouveau projet?

    Nuno Resende : Pas encore.

    Valérie : Bon, Nuno pour finir, j'ai un petit défis pour toi... j'imagine que là tu t'attends « au pire ».... ;-) Juste comme ça, lors d'un de tes futurs concerts.... et surtout si je suis là, parce que sinon c'est pas marrant.... un petit « The Final Countdown » de EUROPE ou n'importe quel autre titres de EUROPE en fait, en fin de concert... et si tu n'as pas d'idées sur quel autres titres de Europe je peux faire ton assistante chanson Europe.... et là je te promets, je buzze et je me retourne sur mon fauteuil !  ;-) Cap ou pas cap?

    Nuno Resende : Je ne sais pas.

    DSC01637bis

    Voilà, terminé! ;-). Il ne me reste plus qu'à remercier Nuno pour sa gentillesse et de m'avoir accordé un peu de son temps :-). Merci aussi à Myriam Corbet d'avoir prévenu Nuno de mes messages et d'avoir fait l'intermédiaire pour m'aider dans cette aventure. Merci , merci, merci! Je vous adore !

    Un peu de promo pour Nuno avec des vidéos et extraits de ses dvd's que vous pouvez acheter dans la boutique officielle du site officiel : http://nuno-resende.net

    Merci pour lui!

    Pour d'autres infos sur Nuno Resende c'est donc ici : http://nuno-resende.net

    et ici : https://www.facebook.com/nunoresendeoff

    Nuno Resende : Trailer du DVD « Live à l'Act 3 Tome 1 hommage aux comédies musicales »

    Nuno Resende : L'Envie d'Aimer du DVD « Live à l'Act 3 »

    Nuno Resende : Medley Grease du DVD « Live à l'Act 3 »

    Nuno Resende : S.O.S d'un terrien en détresse du DVD « Live à l'Act 3 »

    Nuno Resende : Extraits spectacle du DVD Interlude Musical à Avignon


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