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    INTERVIEW DE JOEY TEMPEST (CHANTEUR) D’EUROPE

     

    Lors de son passage à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Foire" w:st="on">la Foire</st1:PersonName> aux Vins de Colmar en août 2004, le groupe suédois Europe n’avait donné aucune interview, certainement dû au stress engendré par leur reformation. Heureusement, entre temps le groupe a donné de nombreux concerts lui permettant de retrouver son assurance et d’être à nouveau disponible pour des interviews. De ce fait, lorsque la proposition de rencontrer l’un des membres du groupe m’a été faite à l’occasion de sa venue au Z7 le 9 mars dernier, j’ai tout de suite accepté. Au final, c’est en compagnie d’un collègue animateur de radio sur Bâle que l’entretien s’est déroulé en présence d’un Joey Tempest très détendu et très ouvert à nos questions. (Yves)

     

    Est-ce que tu te rappelles le show qu’Europe a donné en août dernier à <st1:PersonName ProductID="la Foire" w:st="on">la Foire</st1:PersonName> aux Vins de Colmar ?

    Oh oui, je m’en souviens très bien et quand on s’est retrouvé après le concert avec les autres membres du groupe ont c’est dit qu’on venait vraiment de réaliser un show d’enfer et que c’était de cette manière là qu’il fallait continuer à donner des concerts.

     

    Justement, cela faisait longtemps que vous n’aviez plus tourné. Comment cela se passe-t-il ?

    Bien, nous avons commencé l’année dernière avec le Sweden Rock Festival, puis nous avons fait des festivals l’été dernier, pour enchaîner par des tournées en Scandinavie, en Europe et au Japon en janvier, puis redémarrer une nouvelle tournée européenne. A l’issue de celle-ci, nous irons en Amérique, pour revenir en Irlande et en Ecosse  puis quelques festivals et après nous allons composer notre nouvel album.

     

    Par le passé, vous avez eu un succès phénoménal et vous avez joué dans de grands stades et des grandes salles alors que maintenant vous jouez dans des endroits plus petits. Cela n’est-il pas difficile ? :

    Non, nous aimons jouer et nous avons déjà connu cela par le passé, car nous n’avons pas toujours joué dans de grands endroits et puis actuellement cela dépend des pays, car selon les endroits, les salles sont plus ou moins grandes, mais cela ne nous gêne pas. C’est à nous de tout donner et de bosser dur pour retrouver des endroits plus grands.

     

    Tu as fait pas mal de choses pendant la séparation d’Europe comme des albums solos ou d’autres projets. Est-ce que Europe est ton seul projet ?

    Oui, absolument, car je ne peux pas me concentrer à 100% sur deux choses à la fois. Nous avons bossé pas mal sur notre futur dvd que nous avons enregistré il y a peu à l’Hammersmith à Londres. C’est un super dvd, car en plus du concert, il y aura des interviews et des scènes backstage.

     

    Votre dernier album s’intitule  “Start From The Dark”. Quand vous avez recommencé à tourner, est-ce que ce titre s’est appliqué dans le sens ou cela a été  “un départ de l’ombre” ?

    Non, pas vraiment car aller à la rencontre des fans et jouer a vraiment été facile. Cela a été un vrai plaisir et nous ne pensions pas que la réponse des fans serait tellement enthousiaste. C’est quelque chose de fabuleux. En fait, nous avons gardé secret notre retour et tout s’est fait discrètement en Suède pendant l’hiver. Nous avons mis également dans cet album ce que nous ressentions. Tout s’est fait naturellement. Nous avons débuté en juin l’année dernière avec John et trois titres “Start From The Dark”, “Got To Have Faith” puis “Settle For Love”  et après tout s’est enchaîné : j’ai écrit avec Mick puis ensuite tout seul. La seule chose que nous savions, c’était que nous avions un son plus moderne aux niveaux des guitares.

     

    Etes-vous satisfait des ventes de l’album ?

    Oui, nous avons trois différentes compagnies qui s’occupent de l’album : il y a Sanctuary en Europe, Sony en Scandinavie et JVC au Japon. Chacun travaille de manière différente mais ils le font très bien. Sanctuary par exemple est vraiment important en Europe et surtout ils ont des groupes live. Les ventes ne sont pas comparables aux eighties, mais c’est ok.

     

    Est-ce que tu apprécies des nouveaux groupes ?

    Oui, j’apprécie Audioslave, Velvet Revolver, Lost Prophets, et quoi d’autre ?, peut-être certains trucs dans Linkin Park.

     

    L’inspiration te vient de partout, mais on sent toujours cette influence d’anciens groupes ?

    Oui, car les vieux trucs restent toujours. Nous avons tous grandi ensemble et quand nous sortions ensemble pour boire un coup, nous allions voir Deep Purple, Rainbow, Whitesnake, Ufo, MSG, Thin Lizzy et cela reste nos racines. Nous n’avons pas à chercher, ces influences ressortent de manière naturelle.

     

    Etes-vous tentés par de nouvelles expériences, en acoustique par exemple ?

    Je ne sais pas. L’acoustique est reposant, mais pour l’instant nous voulons surtout jouer fort et tout exploser.

     

    Votre set est composé d’un mélange d’anciens morceaux et de nouveaux. Est-ce que le public réagit bien aux nouveaux morceaux :

    Oui, il n’y a pas de problème, car il apprécie bien les nouveaux morceaux, car nous avons choisi de jouer ceux qui plaisent vraiment. Evidement, nous jouons certains anciens morceaux que le public connaît, mais je dois dire que le mélange des deux fonctionne très bien.

     

    Tout le monde connaît “The Final Countdown” qui a été diffusé un nombre incalculable de fois. Est-ce que jouer ce morceau chaque soir peut-il être considéré comme faisant partie d’un boulot ou prenez vous toujours du plaisir à l’interpréter ?

    Oh, nous apprécions toujours de le jouer, car même si c’est un morceau qui a été écrit il y a longtemps, il  rassemble toujours les gens et l’ambiance est toujours fantastique sur ce titre.

     

    Tu nous parlais avant du nouvel album. Peux-tu nous en dire plus ?

    Nous avons commencé à y penser il y a quelques semaines et quelques idées sont déjà ressorties mais l’écriture va vraiment débuter après l’été.

     

    Est-ce que cet album va suivre la voie de “Start From The Dark” où les guitares sont plus puissantes et les claviers plus en retrait :

    Je ne sais pas encore, car il est trop tôt pour en parler. En fait, nous allons peut-être essayer des trucs, mais ce qui est certain c’est que nous allons faire l’album que nous allons ressentir.

     

    Le marché musical est très différent depuis vos débuts :

    Oui, c’est dur surtout si tu ne fais pas partie d’un groupe live. Si tu joues live, tu peux t’en sortir, car quand tu joues et que tu es dans un super groupe, ce qui est le cas avec Europe, c’est super et cela se ressent et les gens se rappellent cela et ils en parlent entre eux après. Tout a changé néanmoins, puisque les grosses compagnies n’ont plus autant de pouvoir. Tu peux maintenant vendre ton album de différentes manières, comme par exemple en licence.

     

    Tu nous parlais d’un nouveau dvd, mais qu’en est-il d’un album live puisque le groupe n’en a jamais enregistré et que de plus, le groupe sonne tout à fait différemment sur scène qu’en studio, puisque les morceaux sont joués souvent de manière plus hard ?

    C’est en cours, car nous avons enregistré plusieurs shows notamment au Japon, mais pour l’instant aucune décision n’a été prise sur le choix d’enregistrement qui figurera sur l’album. Il est vrai que certains de nos albums ont une production très claire alors qu’en live c’est différent, c’est vrai

     

    Surtout que vous possédez un sens aigu de la communication :

    Oui, nous nous en sommes rendus compte l’été dernier avec les shows et nous avons voulu vraiment continuer dans cette voie, car les gens s’en souviennent après et puis depuis quelques temps, les gens veulent revoir des vrais groupes sur scène.

     

    Depuis quelques temps la scène rock s’est développée en Scandinavie. Qu’en penses tu ?

    Oui, je sais qu’il y a pas mal de jeunes groupes qui viennent de Finlande, de Suède, mais je trouve que leur musique est différente de la nôtre qui est plus axée sur nos racines et les seventies. Certains groupes sont plus heavy. Le rock gothique est également très populaire que j’aime bien avec son coté dark.

     

    A quoi attribues-tu cette profusion de groupes venant du nord ? A l’hiver qui est très long ?

    Oh oui, cela peut être une explication, car nous avons pas mal de temps pour écrire pendant l’hiver.

    Merci à Yves du web mag Passion Rockzine de m'avoir autoriser à publier son interview!

    Vous pouvez retrouver l'interview à son emplacement d'origine ici :

     

    interview Joey

     

     

    Valérie

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